jeudi 12 juillet 2007

Le plan Manstein

L'objectif pour les Allemands était de réaliser une percée des divisions blindées dans les Ardennes, en application du plan Manstein. Il y avait d'un côté le général Von Rundstedt, qui commandait le groupe d'armées A de la Wehrmacht, et de l'autre côté le général Billotte, qui commandait le groupe d'armées I de l'armée Française, ainsi que le général Maurice Gamelin, qui était le commandant en chef des armées Françaises. Les Allemands avaient engagés 45 divisions, dont 7 Panzers qui étaient regroupées en 3 corps blindés, soit au total 500 000 hommes. La France ne disposait que de 22 divisions, dont 2 légères mécanisées, des IIème et IXème armées Françaises, soit au total 300 000 hommes.

La Wehrmacht, au début du printemps 1940, fut divisée en trois groupe d'armées. Au nord se trouvait le groupe d'armées B de Von Bock, qui rassemblait 30 divisions et qui allait des Pays-Bas à Aix-la-Chapelle, il rassemblait d'une part la XVIIIème armée et la 9ème Panzer, qui faisait face à la Hollande, et d'autre part la VIème armée et le 16ème corps blindé de Hoeppner(3ème et 4ème Panzers), qui étaient chargés d'enfoncer les défenses fortifiées de la Belgique au nord de Liège. Au sud se trouvait le long du Rhin et de la ligne Siegfried, le groupe d'armées C de Von Leeb qui comptait 17 divisions, dont aucune blindée, et qui avait pour mission de fixer le plus grand nombre possible d'unités Françaises sur la ligne Maginot. En arrière des Ardennes, au centre, se trouvait sur un front très étroit et très profond, 45 divisions du groupe d'armées A de Von Rundstedt(IVème, XIIème, et XVIèm armée), avec, en avant-garde, le groupement blindé du général Von Kleist.

Le nord-est de la France était commandé par le général Français Georges, qui commandait 3 groupe d'armées. Le général Billotte rassemblait de la mer du nord à Longuyon, d'ouest en est la VIIème armée Française, le corps expéditionnaire Britannique, les Ière, IXème, et IIème armées. A l'est, tout le long de la ligne Maginot et jusqu'à Sélestat, se trouvait le groupe d'armées II du général Prételat(IIIème, IVème et Vème armées), et le groupe d'armées III du général Besson(VIIIème armée), qui gardait la trouée de Belfort et le Haut-Rhin, soit au total 43 divisions, dont 10 de forteresse.

Le 10 mai à l'aube, les Franco-Britanniques, qui pensaient que la Wehrmacht allait lançait son assaut principal à Louvain et Namur, appliquèrent le plan Dyle-Breda du général Gamelin, et firent pivoter en Belgique et dans le sud de la Hollande l'aile gauche du groupe d'armées I(VIIème armée, BEF, Ière armée), dans le but de l'opposer au groupe d'armées B du général Von Bock. A l'est les divisions de Von Rundstedt, qui étaient précédaient des Panzers de Von Kleist, traversèrent les collines boisées des Ardennes en direction de la Meuse. La première phase du plan Manstein : l'opération Sichelschnitt(Coup de faux), devait se dérouler entre Dinant et Sedan, sur une centaine de kilomètres. Ce secteur était défendu par la IXème armée Française du général Corap(9 divisions), et le 10ème corps(3 divisions) de la IIème armée du général Huntziger. Le groupe d'armées A comptait 7 Panzerdivisions, qui avaient été réparties en 3 corps blindés : au nord, le 39ème corps blindé du général Hoth, qui regroupait la 7ème Panzer de Rommel et la 5ème Panzer, et qui se dirigeait vers Dinant et Namur ; au centre le 41ème corps blindé du général Reinhardt(6ème et 8ème Panzers), qui avançait vers Monthermé ; et au sud, le 19ème corps blindé du général Guderian(2ème, 1ère et 10ème Panzers), qui devait atteindre la Meuse à la hauteur de Sedan. Du 10 au 12 mai, les hommes du groupe d'armées B de Von Bock submergèrent l'armée Hollandaise, ce qui obligea la VIIème armée Française à se replier sur la rive sud de l'estuaire de l'Escaut, et franchirent la Meuse et le canal Albert dans la région de Maastricht, ce qui força l'armée belge à se replier sur la ligne Anvers-Louvain. Pendant ce temps les chars Allemands progressaient de 120 kilomètres dans les Ardennes. Les Britanniques vinrent alors se placer entre Louvain et Wavre, tandis que la 1ère armée Française se déployait dans la trouée de Gembloux, située entre Wavre et Namur. Le 12, alors que la ligne Sambre-Meuse, située au nord, était stabilisée par les Franco-Britanniques et les Belges, les formations blindées e Von Kleist atteignirent les abords de la Meuse. Dans l'après-midi la 1ère Panzer entra dans Sedan, tandis que les 2ème et 10ème Panzers traversaient la Semoy. En fin de journée, la quasi-totalité du 19ème corps de Guderian avait atteint la rive est du fleuve. Au nord, la 7ème Panzer de Rommel découvrit un barrage intact, non défendu, près de Dinant. Son bataillon motocycliste le franchit au crépuscule. Une première tête de pont venait d'être établie. L'attaque allait être lancée le lendemain, sans attendre les renforts d'infanterie et d'artillerie, qui devaient soutenir leur assaut.

Guderian donna au 19ème corps blindé, le 13 à l'aube, ses directives : les 2ème et 10ème Panzer devaient avancer à l'est et à l'ouest de Sedan, tandis que la 1ère, qui était commandée par le général Kirchner, donnerait l'assaut principal au centre, dans un secteur où la Meuse formait une sorte de poche de 2 kilomètres. C'est alors qu'intervinrent les bombardiers Dornier et les bombardiers en piqué Stukas, qui bombardèrent pendant plus de 3 heures les batteries Françaises. A 4 heures de l'après-midi, tous les canons de la Meuse avaient été mis hors de combat. Les premières unités de l'infanterie d'assaut Allemande commencèrent à franchir le fleuve sur des canaux pneumatiques. Elles continuèrent leur progression vers le sud et s'emparèrent du bois de Marfée, refoulant la 55ème division d'infanterie du général Lafontaine, qui céda à la panique et qui se désintégra aussitôt. A l'est la 10ème Panzer écrasa la 71 division d'infanterie Française, tandis qu'à Dinant la 7ème Panzer de Rommel marquait le pas, et qu'à Monthermé le 41ème corps blindé de Reinhardt était arrêté par l'infanterie de marine Française. En début de soirée, la 1ère Panzer de Kirchner occupait à l'ouest de Sedan une tête de pont qui était large de 3 kilomètres, et profonde 10. A minuit, les chars de Guderian commencèrent à franchir la Meuse sur le premier pont construit par le génie Allemand, situé à Glaire.

Le 14 mai 1940, le haut-commandement Français pris conscience de la situation et décida de contre-attaquer avec la 3ème division cuirassée de réserve, qui fut repoussée par les trois divisions du 19ème corps blindé, qui finissaient de traverser la Meuse et qui obliquaient vers l'ouest. Dans la région de Dinant, la 1ère DCR, qui était ralentie par les réfugiés qui encombraient les routes, n'arriva pas à empêcher la 7ème Panzer de progresser de 7 kilomètres sur la rive ouest. Au sud de Sedan, la IIème armée Française était en difficulté, son flanc gauche ayant été anéanti la veille. Le général Huntziger pris la décision de la faire reculer jusqu'à la ligne Maginot, ce qui eut pour conséquence l'ouverture d'une brèche de 15 kilomètres dans le front Français. Cela laissait de plus totalement à découvert le flanc droit de la IXème armée. Celle-ci commença à se disloquer dans la journée du 15, après avoir été harcelée par la Lutwaffe, attaquée au sud par Guderian, au nord par Hoth, qui élimina sans difficulté la 1ère DCR, au centre par Reinhardt, qui brisa le verrou de Monthermé et écrasa le 41ème corps d'armée. Le général Corap ordonna alors son replis sur la frontière. Cela laissa à découvert sur sa droite la 1ère armée du général Blanchard, qui résistait à Gembloux aux attaques du corps blindé de Hoeppner, qui ordonna d'abandonner les positions qu'elle tenait entre Wavre et Namur, et de se replier en direction de l'Escaut. Le dispositif Allié venait d'être rompu.

En 5 jours, la Wehrmacht avait percé le front Français et isolé en Belgique le corps expéditionnaire Britannique et les deux meilleures armées Françaises,, qui étaient dorénavant exposées aux attaques frontales du groupe d'armées B de Von Bock, et menacées d'encerclement sur leur flanc et leurs arrières par les corps blindés du groupe d'armées A de Von Rundstedt. Une brèche de 100 kilomètres de large avait été ouverte à l'arrière des armées Alliées avancées en Belgique.

Les Allemands eurent 50 000 à 60 000 tués et blessés. Entre le 10 mai et le cessez-le-feu du 25 juin l'armée française eut 120 000 tués et blessés, soit autant en 45 jours que pendant les 6 premiers mois de la Première Guerre Mondiale.

La paix de Hitler , un refus de churchill


La chute de Dunkerque, avec plus de 350 000 soldats britanniques et français sous les mains de Hitler. La bataille d e Dunkerque est sen doute la plus désastreuse mission durent la quel les Français et Anglais on du faire face de toute la seconde guerre mondial , protégés par 3 division blindé français , il on mal préparer leur défense encercler par les Allemand il rend leur arme.

Hitler tente de crée la paix avec churchil dès 1940 . Et oui Hitler ne voulait pas la Guerre ce que peut de gens veule pas croire ,en 1940 a Dunkerque étaient l'unique chance a hitler de crée une "paix" pour s'unir contre le Communiste qui faut le dire "empester" la vie de Churchill et des Anglais. Hitler a essayé t'en bien que de mal de parlementer avec Churchill une paix,contre 350.000 soldat britanique, churchill refuse mais Hitler comme compasion a ordonnez l'évacuation total des soldats, en terre britanniques.

Cette parti de l'histoire est un terrible mystère pour les Officiers Allemand qui ce trouvé a Dunkerque qui n'ont jamais réellement compris pourquoi il a fait ça.

mercredi 11 juillet 2007

La chasse au Yéti

Sept ans au Tibet, le dernier film du réalisateur Jean-Jacques Annaud, à qui l'on doit notamment La guerre du feu et L'ours, est sur les écrans en cette fin d'année 1997. Inspiré du récit autobiographique de l'alpiniste autrichien Heinrich Harrer, il raconte comment ce dernier, en compagnie de Peter Aufschnaiter, s'évada du camp de Dehra Dun (nord de l'Inde), où il était détenu depuis le début de la guerre de 40, alors qu'ils tentaient l'ascension du Nanga Parbat (un des "8000"). Parvenu au Tibet, Harrer finit par s'installer à Lhassa, la capitale, où il devint le précepteur du dalai-lama, jusqu'à l'invasion du pays par les communistes chinois en 1950.
En marge de cette aventure humaine, une anecdote survenue en 1944 se doit d'être mentionnée ici. Comme le rapporta Heinrich Harrer lui-même :

"Une fois, à la lisière de la forêt, je vis sur la neige fraîche des traces de pas que je ne reconnus pas, et qui auraient pu être faites par un homme."

l est vraisemblable qu'il s'agissait là des traces de pas de l'homme sauvage local, appelé notamment migö, sur lequel divers auteurs (dont Alexandra David-Néel) ont rassemblé quantité d'informations.
Curieusement, ce passage sur des traces de pas inconnues, cité notamment par Carlo Graffigna (1962), ne se trouve pas dans le livre de Heinrich Harrer Sept ans d'aventures au Tibet (1952), mais nous n'avons pas pu vérifier la version originale allemande Sieben Jahre in Tibet. Ce qui est certain, c'est qu'on doit à Peter Aufschnaiter (1972), compagnon de cordée et d'infortune de Harrer, un intéressant article sur le mitre, un des noms donnés au Tibet à l'Homme-des-Neiges.

Pour en savoir plus :

AUFSCHNAITER, Peter
1972 Once more : the Yeti. East and West, 22
[n° 1-20] : 115-117 (March-June).

DAVID-NÉEL, Alexandra
1954 Les "abominables hommes des neiges". France-Asie, 10
[n° 95-96] : 564-570.

GRAFFIGNA, Carlo
1962 Storia e mito dell' Uomo delle Nevi. Milano, Giangiacomo Feltrinelli.

HARRER, Heinrich
1952 Sept ans d'aventures au Tibet. Paris, Arthaud.

Un visage Cachez de la guerre...

The National Socialist Party of Adolf Hitler gained 17,300,000 votes in the election and gained 288 seats in the Reichstag. On 30 January 1933 Hitler was legally appointed Chancellor.

On that same day, 24 March 1933, on the front page of the London Daily Express appeared the main headlines: "Judaea declares war on Germany: Jews of all the world unite", and followed with:

'The Israelite people of the entire world declare economic and financial war on Germany. The appearance of the Swastika as the symbol of the new Germany revives the old war symbol of the Jews. Fourteen million Jews stand as one body to declare war on Germany. The Jewish wholesale dealer leaves his business, the banker his bank, the shopkeeper his shop, the beggar his miserable hut in order to combine forces in the holy war against Hitler's people.'
The German government was removing Jews from influential positions and transferring power back to the German people. This declaration of war by the Jews on Germany was repeated throughout the world. The first boycott of Jewish business concerns came after this Jewish declaration of war in April 1933.

Judea Declares War : This video examines the reasons why National Socialism came to power, the role of the world's jews declaring war on Germany, with a healthy helping of solid revisionist research on some of the lies surrounding the "holocaust" fraud.

A paradise lost...

  • Between 1933 and 1939, the marriage rate had increased by 9.2%
  • Hitler turned around an economy
  • Hitler set up a health insurance scheme for all Germans that only cost 10 cents per person per day that would fund the whole health sector. People paid for what they used, hence no one could complain about
    unfair taxes.
  • Nazi Germany was one of the only countries not to deny women the right to vote during war time
  • Hitler enacted the first laws to protect animals from cruelty which afforded them protection in line with what humans received, this law existed till
    the late 1970's till it was renamed in an effort
    to de-Nazify Germany
  • Nazi Germany provided unlimited money towards an alternative fuel source other than oil by investing in synthetic petrol and electric
    power generation
  • Hitler also invested in anti-gravity theories.
  • Hitler invested heavily into rocket technology, the A-10 rocket was used as the basis for the launch of
    the Sputnic satellite after WW2
  • Outlawed medical experimentation on animals.
  • He undertook a war against the Communist horde that no major power in the world would do, or has done yet by the way.
  • He put the power of the state in the hands of an all German state instead of the Jews.
  • His Nazi party was one of the first to start a war on cancer.
  • Under his leadership the first blood tests were given to drivers that were under the influence of Alcohol.
  • The party, under Hitler's command, encouraged family morals, motherhood, fatherhood, respect and honor.
  • Hitler was actually a believer in women's rights and wanted to help abused and disenfranchised women. Hence the motherhood programs came into place.
  • He was an environmentalist seeking to protect nature clean air, water.
  • Brave and decorated soldier of WW1
  • Artist, lover of the Arts, both Classical music and Architecture.
  • He envisioned the Autobahn and Volkswagen.
  • Gave the German workers the first May Day.
  • Under "Strength Through Joy" gave paid vacation trips to workers.

    • Un paradis perdu ,ce sont quelqu'un des centeine de lois que Hitler a mit dans le parti nazi , que aujourd'hui plusieur nation ou on bannis le mots "nazi" et on bannis le changement de l'histoires on les lois de Hitler , par exemple au Canada :
    • - Protection des animeaux (mise apart le Quebec qui on une lois mais non oubligatoire )
    • - Assurence maladie pour tout le monde ( 100% gratuit ,sauf pour certain médicament non couvert )
    • - Alco-test
    • - Permi de conduire
    • Et bien encore, vous aimez pas les nazies ? Pourquoi vous vivez dans le monde de Hitler?

Le dernier,mais aussi le futur


... si le sous-marin type XVII s'avéra un échec, et sa turbine Walther un flop plus retentissant encore, son étude hydrodynamique, en revanche, préfigurait tous les submersibles d'aujourd'hui.

Pour la première fois, les ingénieurs s'étaient véritablement attachés à concevoir la coque la plus rapide possible en plongée, supprimant tout l'armement monté sur le pont, et transformant en fine nageoire la protubérante dunette d'autrefois.

Et puisque le développement de la turbine Walther menaçait de durer de longues années, sans que l'on puisse pour autant en garantir le succès final, on songea, dès le début de 1943, à adapter cette excellente étude hydrodynamique aux sous-marins "classiques", à propulsion diesel/électrique.

Mais pour doubler la vitesse en plongée avec cette seule source d'énergie, il ne suffisait pas de réaliser une coque simplement mieux profilée. Il fallait aussi tripler la capacité des batteries, ce qui imposait donc de construire un bâtiment deux fois plus gros que les traditionnels type VIIC de 800 tonnes.

L'expérience des combats ayant démontré que la recharge des quatre tubes des VIIC prenait près de 10 minutes, leur nombre fut porté à six, et un système de rechargement automatique installé. Bien entendu, le Schnorchel était de la partie, ainsi qu'une multitude de perfectionnements du temps de guerre.

Ainsi naquit le célèbre "type XXI", que l'amiral Dönitz prévoyait de mettre en service dès novembre 1944, et qu'Albert Speer, Ministre de l'Armement, espérait bien construire à raison d'une vingtaine d'exemplaires par mois...

Il se trompait de beaucoup



... Premier sous-marin véritablement moderne, le type XXI aurait pu redonner à l'Allemagne un avantage décisif dans la bataille de l'Atlantique. Hélas, comme souvent, cet engin finalement réaliste ne rencontrait pas les faveurs du Führer, lequel préférait de loin rêver à des "armes miracles" certes plus impressionnantes sur le papier, mais situées à l'extrême limite - et souvent au delà - des possibilités techniques de l'époque.

Dans cet étrange mélange d'efficacité germanique et de gabegie hitlérienne, la construction des types VIIC, désormais obsolètes, fut poursuivie sur ses bases habituelles, tandis que celle des révolutionnaires type XXI fut carrément confiée à de la main d'oeuvre dite "diluée", c-à-d composée d'une poignée d'ouvriers spécialisés encadrant vieillards, femmes et travailleurs déportés (!)

A la capitulation de l'Allemagne, en mai 1945, seuls cinq ou six type XXI avaient pu être terminés, et seul le U-2511 entra en service... une semaine avant la fin de la guerre. Se dérobant sans difficultés aux escadres de contre-torpilleurs alliés, il exécuta, sans être repéré, un simulacre d'attaque contre un croiseur britannique puis, l'Histoire n'étant jamais qu'un éternel recommencement, fit surface pour se rendre.

Comme en 1918, les sous-marins allemands avaient été à deux doigts de vaincre la Grande-Bretagne. Comme en 1918, ils avaient échoué. Et comme en 1918, tous ceux qui se trouvaient en mer firent alors surface et se livrèrent à leurs vainqueurs qui, comme en 1918, s'en emparèrent afin de les étudier longuement, puis les reproduire pour leur propre compte.

Aujourd'hui encore, qu'ils soient à propulsion nucléaire ou qu'ils aient conservé le traditionnel mode diesel/électrique, qu'ils soient stratégiques ou d'attaque, les sous-marins ne s'écartent guère des formes hydrodynamiques définies par le type XXI allemand, dont le seul exemplaire survivant est exposé dans un musée de Bremerhaven pour l'édification des générations futures...

"sehr damenhaft"

... le 22 avril 1945, Magda Goebbels - "sehr damenhaft" ("très grande dame") comme le notera un témoin - arrive au Führerbunker en compagnie de six de ses sept enfants (Helga, Helmut, Hilde, Holde, Hedda et Heide, âgés de 5 à 12 ans.

Ayant tout donné au nazisme, et incapable de concevoir pour eux un monde privé d'Hitler et du national-socialisme, elle les empoisonne de ses propres mains peu après le suicide d'Hitler et d'Eva Braun, le 30 avril.

Un double suicide précédé d'une scène déchirante, au cours de laquelle Magda se jette littéralement aux pieds du Führer, pour le supplier de n'en rien faire.

Ayant tué six de ses propres enfants, Magda s'en va ensuite retrouver son mari. S'emparant de l'insigne en or du parti nazi - le dernier cadeau que lui a remis Hitler 24 heures auparavant (1) - elle remonte avec lui jusqu'aux jardins de la Chancellerie. Dégainant chacun leur pistolet Walther, mari et femme s'approchent de l'endroit où les corps d'Hitler et d'Eva Braun ont été brûlés. Puis, dans un geste finalement très wagnérien, se font simultanément sauter la cervelle.

Gunther Schwagermann, aide de camp de Goebbels, arrosera ensuite les corps avant de les regarder longuement brûler...

(1) Dans le contexte, pareil cadeau était évidemment dérisoire, mais Magda en avait été bouleversée au point de jurer à Hitler qu'il venait de faire d'elle "la femme la plus heureuse d'Allemagne"